Tatiana de Rosnay , lettre d'intérieur , extraits :
"J'ai dix ans, et les vacances d'été viennent de commencer. Et le reste n’a plus d’importance.
"J'ai dix ans, et les vacances d'été viennent de commencer. Et le reste n’a plus d’importance.
Tu vois, ce
sont ces images là qui me reviennent, alors que nous sommes confinés en ville,
ce sont celles-là que je vais chercher la nuit quand je ne dors pas et que
l’angoisse gagne du terrain.
Savoure cette glace vanille chocolat. Écoute le
bruit des rouleaux.
Respire les embruns. Mais fais vite. Nous allons devoir
repartir.
....
Il y a des sentinelles qui rôdent . Il vaut mieux être prudents. Les
sentinelles du passé sont perfides, elles font remonter la nostalgie d'une
façon trop violente.
.......
Cap sur
Paris. Pardon pour mes cheveux qui flottent dans ta figure. La prochaine fois
je les attacherai. Je n'avais pas prévu de t’embarquer. Viens, je te
dépose à ta fenêtre.
Crois-tu
qu'on arrivera à dormir cette nuit ? Depuis que le virus s'est insinué
dans notre vie, il a sapé notre sommeil. Il a tout sapé, le
salaud. Notre moral, notre santé, notre joie de vivre. Tout ? Presque. Il
n’aura ni nos souvenirs, ni notre monde imaginaire. "
Alors moi j'ai ouvert le classeur de mes dessins d'enfant, merci maman de les avoir sauvegardés précieusement malgré nos nombreux déménagements, 12 jusqu'à mes 12 ans
Mon préféré :
1960, j'ai 7 ans,
nous avions des chats
et tout le loisir de les observer
Ce fut un bon moment,
cette replongée dans mes dessins de petite fille
car je sais pourquoi j'aime tant toucher à tout
Et vous ?










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